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Exploration – Inspiration – Guérison

Une Société d’édition prête pour le changement

« La Société d’édition de notre Église a connu et connaît encore aujourd’hui des défis majeurs », déclare Judy Wolff, présidente du Conseil d’administration de la Société d’édition de la Science Chrétienne. « Mais nous sommes en train de trouver des solutions. » Au nombre de ces défis : un déficit d’exploitation qui s’étend sur un demi-siècle, une diffusion en baisse, des frais qui montent en flèche, ainsi que l’évolution du paysage médiatique et du monde de l’édition à un rythme toujours plus rapide.

Dans un récent entretien avec la rédaction des périodiques de la Science Chrétienne, Judy Wolff et ses deux collègues administrateurs affirment que les solutions nécessaires se dessinent peu à peu grâce aux nombreuses prières et à la vertu séculaire d’un travail acharné, tant de la part des administrateurs que du personnel dévoué de la Société d’édition. « Nous devons réussir sur les deux fronts », explique l’administrateur Don Adams, en parlant d’un retour à l’équilibre budgétaire et d’une politique plus efficace pour promouvoir la Science Chrétienne.

Au cours d’une franche discussion, les trois administrateurs de la Société d’édition, Judy Wolff, Don Adams et Walter Jones, évoquent les problèmes d’hier et d’aujourd’hui, envisagent l’avenir et invitent les scientistes chrétiens à s’unir en prière pour trouver les solutions qui étendront les bienfaits du Consolateur à toute la famille humaine.

Comment définiriez-vous le but de la Société d’édition de la Science Chrétienne (CSPS), et quel est son lien avec L’Église Mère (TMC) ?

Walter Jones : La Société d’édition a pour but de faire connaître au public la révélation que Dieu a donnée à Mary Baker Eddy pour la guérison et le salut de l’humanité. L’Acte de fiducie qui régit la Société d’édition précise qu’il s’agit « de promouvoir et de répandre avec une plus grande efficacité la religion de la Science Chrétienne telle que je [Mary Baker Eddy] l’enseigne. » Aujourd’hui, nous nous y employons en publiant des livres, des magazines et un quotidien, en créant et en alimentant des sites Internet, et par d’autres moyens permettant de communiquer le message de la Science Chrétienne aux cœurs affamés dans le monde entier.

Judy Wolff : Quand il s’agit de promouvoir la Science Chrétienne, cette merveilleuse loi de Dieu, j’aime paraphraser le célèbre entraîneur de football américain, Vince Lombardi, quand il parlait de la victoire : « La Science Chrétienne n’est pas plus importante que tout, elle est tout. » Seule la Science brise l’hypnotisme de la pensée matérielle avec la réalité de l’Esprit, Dieu. Par conséquent la Science Chrétienne est indispensable au salut du monde. C’est pourquoi il est impératif de publier les vérités qu’elle énonce pour les faire connaître au monde entier. Nous publions uniquement la Science pure découverte par Mary Baker Eddy, et protégée et préservée par L’Église Mère.

Don Adams : En préambule à nos objectifs stratégiques, nous avons déclaré que Mary Baker Eddy a fondé la CSPS pour publier le message si important pour la planète : le Christ qui s’adresse à l’humanité. Notre travail consiste à reconnaître la signification profonde de la Science Chrétienne et toute la valeur de ces publications qui communiquent ce message au sein de notre mouvement et dans le monde entier. Les termes de l’Acte de fiducie cités par Walter indiquent clairement que nous devons être présents dans le public !

Jones : Nous réfléchissons tous les jours à la façon de répondre aux besoins de ceux qui connaissent bien la Science Chrétienne comme de ceux qui découvrent aujourd’hui le message universel de la Vérité. Mais si les gens ne découvrent ni ne lisent ce que nous publions, y a-t-il vraiment communication ? L’entendement charnel est déterminé à empêcher cette communication qui permet de se défaire d’un concept mortel et matériel de la réalité. Une partie de notre travail consiste à nous défendre et à défendre nos lecteurs contre l’influence de l’entendement charnel. Nous sommes comblés lorsqu’une vraie communication a lieu, car abonnés et lecteurs sont portés par un plus grand espoir, ils se sentent stimulés et trouvent la paix et la guérison. C’est là le ministère inauguré par Mary Baker Eddy et auquel elle consacra sa vie. Nous faisons tout notre possible pour que ce ministère soit encore plus important au XXIe siècle.

Wolff : Absolument. Et c’est intéressant de noter que dans l’Acte de fiducie, Mary Baker Eddy parle de « la religion de la Science Chrétienne telle [qu’elle] l’enseigne ». C’est tellement important. Un grand nombre d’auteurs et de maîtres spirituels ont emprunté certaines des idées de Mary Baker Eddy ou ont découvert par eux-mêmes des bribes de cette vérité. Mais c’est la révélation finale et complète de la Science de la guérison-Christ par Mary Baker Eddy qui va véritablement changer l’humanité. C’est cette Science autorisée, et ses innombrables témoignages de guérison, que nous publions et faisons connaître.

Jones : La CSPS est l’outil de publication de l’Église, et il est censé soutenir financièrement les activités de cette Église en lui reversant les bénéfices nets deux fois par an. Conformément au Manuel de l’Église et à l’Acte de fiducie, il existe un lien étroit entre la Société d’édition et l’Église, et entre les administrateurs de la Société d’édition et les directeurs de l’Église.

Adams : Effectivement, Walter, l’Acte de fiducie prévoit la nomination de trois administrateurs pour gérer la CSPS, tandis que les statuts du Manuel de l’Église définissent le lien entre la CSPS et TMC. Par exemple, l’article XXV du Manuel stipule que le Conseil des directeurs de la Science Chrétienne (CSBD) peut déclarer des postes vacants parmi les administrateurs de la Société d’édition (sect. 3). Les relations de travail très étroites entre les administrateurs et les directeurs sont également mentionnées dans la section 4, où Mary Baker Eddy stipule que les rédacteurs et le directeur général de la CSPS doivent être nommés par le Conseil des directeurs. D’autre part, alors que la Société d’édition établit les critères de parution des annonces dans le Journal et le Héraut (pour les églises, les praticiens, les nurses et les organisations à l’Université), le retrait d’une annonce relève de l’initiative des directeurs (à moins qu’il s’agisse d’une demande de l’annonceur lui-même). Ainsi, il existe bien une relation étroite entre la CSPS et TMC, et les administrateurs rendent régulièrement compte des progrès de la CSPS au CSBD.

Quel est le rôle des administrateurs de la Société d’édition ?

Jones : En un mot, les administrateurs doivent gérer les affaires de la Société d’édition. Nous devons assurer la conservation et la gestion des biens mobiliers et immobiliers, des périodiques (Livret trimestriel, Journal, Sentinel, Héraut et Monitor), des autres publications, de tous les produits, des listes d’abonnés et de l’ensemble des actifs.

Adams : L’Acte de fiducie et le Manuel décrivent les devoirs des administrateurs de la Société d’édition dans les mêmes termes : « assurer la conservation et la gestion des biens… ». Aujourd’hui, les administrateurs exercent collectivement la fonction de directeur général de la CSPS. La structure organisationnelle est « horizontale » et comporte des managers dépendant directement des administrateurs. Chaque décision prise dans la gestion doit servir à favoriser et à soutenir les progrès spirituels du genre humain et à renforcer le désir d’accomplir des guérisons par la Science Chrétienne. De ce fait, les administrateurs supervisent la politique adoptée en matière de contenu et de format, ainsi que le plan de développement de chaque publication.

Wolff : Étant donné le peu de directives données dans l’Acte de fiducie et le Manuel, les conseils d’administration successifs ont toujours eu une certaine marge de manœuvre pour assurer concrètement la « conservation » et la « gestion » des biens, et la « conduite » des affaires de la CSPS. Nous gérons actuellement à deux niveaux. En premier lieu, nous réfléchissons de façon globale à la nature des besoins actuels du monde et du champ de la Science Chrétienne, aux stratégies nécessaires à l’accomplissement des directives de Mary Baker Eddy, ainsi qu’à la tenue et à la direction générales de la Société d’édition. D’autre part, nous analysons tous les détails financiers qui concernent nos activités, chaque poste de nos divers budgets. Nous lisons également la correspondance par e-mail des abonnés. Cela nous donne une vue équilibrée qui nous permet de conduire l’ensemble des affaires de la Société d’édition, tout en demeurant à l’écoute des besoins de nos clients.

Lorsque vous priez et réfléchissez au sujet de vos responsabilités dans la conduite des affaires de la Société d’édition, comment procédez-vous ? Existe-t-il une voie à suivre définie dans l’Acte de fiducie ?

Jones : Absolument. L’Acte de fiducie est précis quant à l’esprit dans lequel on doit gérer les affaires. On y trouve les termes « de façon énergique et judicieuse » et « sur une base strictement chrétienne ». Mary Baker Eddy ne voulait pas que les administrateurs de la Société d’édition la consultent pour des détails à moins qu’elle ne décide elle-même de superviser leur travail, de les conseiller ou de les diriger sur un sujet précis. Elle s’attendait à ce que les administrateurs prennent des initiatives, « faisant preuve du meilleur jugement possible… de façon à promouvoir au mieux les intérêts de la Cause ».

Wolff : Les termes « énergique », « judicieuse » et « chrétienne » s’appliquent aussi à la façon dont travaille notre personnel. Ce sont des gens d’un grand dévouement et désintéressés. La conviction profonde de l’importance de notre mission imprègne tous les services de la Société d’édition. Nous sommes unis dans un même but et dans un amour fraternel. La conduite des affaires de la CSPS est une joie et un privilège !

Adams : La CSPS ne fonctionne pas sur pilote automatique et elle ne peut faire des bénéfices sans des changements continus. Les exigences de l’Acte de fiducie et du Manuel donnent le ton : les administrateurs n’ont pas le choix sur la façon de conduire les affaires de la CSPS. Ces exigences sont très précises :

promouvoir et propager la Science Chrétienne ;
reverser semestriellement les bénéfices au Trésorier de TMC ;
éviter les dépenses déficitaires.

Pour y parvenir, nous devons démontrer que chaque publication, chaque produit diffusé par la CSPS est utile à l’humanité. Le contenu doit être non seulement correct mais aussi d’un grand intérêt pour le public. Que nous atteignions nos objectifs ou non, le marché nous envoie un message direct : on achète nos produits ou on ne les achète pas. Les bénéfices ou les pertes nous indiquent rapidement si nous répondons à l’une des exigences du Manuel et de l’Acte de fiducie. La seconde exigence porte sur la nécessité de promouvoir la Science Chrétienne. Nous devons réussir sur les deux fronts.

Jones : Les administrateurs doivent être « des adeptes et des défenseurs loyaux, fidèles et conséquents des principes de la Science Chrétienne ». Dans la conclusion de l’Acte de fiducie, Mary Baker Eddy a ajouté qu’en acceptant cet Acte, les administrateurs de la Société d’édition s’engageaient à « accomplir et exécuter honnêtement et loyalement toutes les tâches devant être accomplies et exécutées par eux selon les termes, les buts et les intentions dudit Acte ». Nous avons donc largement de quoi nous occuper.

Mary Baker Eddy s’attendait-elle à ce que la CSPS soit une véritable entreprise d’édition ?

Wolff : Tout à fait. Mary Baker Eddy connaissait la valeur de ce qui était publié, et elle savait que le monde en avait besoin. C’est pourquoi elle s’attendait à ce que cette activité soit bénéficiaire. Dans l’Acte de fiducie, elle définit les bénéfices comme « les fonds excédentaires au-delà de la somme nécessaire pour couvrir les frais de fonctionnement de l’entreprise », et elle prévoit que ces fonds excédentaires soient versés au Trésorier de L’Église Mère.

Adams : Non seulement l’Acte de fiducie et le Manuel requièrent que tout bénéfice soit versé semestriellement au Trésorier, mais l’Acte apporte même une précision supplémentaire.

Jones : Effectivement. Le paragraphe quatre stipule que les administrateurs de la Société d’édition ne sont pas autorisés « à contracter des dettes qu’ils ne sont pas en mesure de rembourser rapidement grâce aux recettes régulières de l’entreprise ». En d’autres termes, les dépenses liées à l’activité d’édition doivent être couvertes par les rentrées régulières de l’entreprise. Ce qui n’est pas le cas depuis des années. Mais nous nous efforçons de trouver une solution.

Wolff : Au début, les activités de la Société d’édition étaient bénéficiaires certaines années, contribuant ainsi à l’ensemble des revenus de L’Église Mère. Mais depuis les cinquante dernières années, la Société d’édition connaît un déficit annuel. Depuis quelques années, le déficit varie entre 12 et 20 millions de dollars. Ce déficit est couvert essentiellement par le Fonds pour le Monitor, par les intérêts et dividendes du Fonds de dotation du Monitor et par le Fonds général de L’Église Mère.

Adams : Si la plupart de nos gammes de produits sont déficitaires, les produits liés aux Leçons bibliques de la Science Chrétienne sont bénéficiaires. Cela n’est pas surprenant, puisqu’il s’agit de leçons « dont dépend dans une grande mesure la prospérité de la Science Chrétienne » (Manuel de l’Église, p. 31). L’un de nos objectifs stratégiques actuels vise à gérer la CSPS comme une famille de publications unifiée, avec des plans de développement pluriannuels clairement définis, concertés et destinés à assurer des bénéfices. Nous n’oublions pas non plus que les administrateurs avaient espéré faire des bénéfices en 2008. Cela s’est avéré plus difficile que prévu. Nous procédons actuellement à des changements afin que la CSPS soit bénéficiaire d’ici six à dix ans.

Quels sont vos devoirs en matière financière et fiduciaire en tant qu’administrateurs de la Société d’édition ?

Jones : Mary Baker Eddy a confié au Conseil d’administration la garde des biens immobiliers, des publications et autres biens, et elle s’attendait à ce que les administrateurs exécutent honnêtement et loyalement les termes de l’acte juridique organisant la Société d’édition de la Science Chrétienne. Nous accordons une grande attention aux responsabilités fiduciaires générales des administrateurs et à la façon de mieux répondre directement ou par délégation aux exigences financières très précises définies dans l’Acte de fiducie. Mary Baker Eddy s’attendait à ce que les administrateurs de la Société d’édition obéissent à des normes morales très élevées dans l’exercice de leurs responsabilités. Nous examinons une fois par semaine le compte rendu des dépenses, et nous avons mis en place d’autres contrôles afin de nous assurer que les finances seront bien gérées. Les managers ne doivent pas autoriser de leur propre initiative des dépenses d’un montant supérieur à celui qui a été préalablement défini. C’est pourquoi la signature de plusieurs managers est nécessaire pour approuver la plupart des achats. Nous travaillons avec les managers pour établir le budget. D’autre part, nous examinons les comptes rendus financiers mensuels afin de connaître le montant des recettes et des dépenses réelles, ainsi que les tendances qui requièrent une étude plus approfondie et de possibles ajustements. Les variations nécessitent l’accord du directeur général de la CSPS et des administrateurs.

Adams : L’urgence de l’heure consiste à en finir avec ces déficits sans fin, considérés comme inévitables, et, dans ce but, nous devons nous attendre à réaliser des bénéfices, parce que c’est là non seulement une exigence, mais également une possibilité. Afin d’y parvenir, nous ne ménageons pas notre peine pour introduire la notion de responsabilité financière dans tous les services de la Société d’édition.

Wolff : L’une de nos responsabilités financières les plus importantes, en tant qu’administrateurs, consiste à traiter par la prière l’ensemble des problèmes économiques auxquels fait face la Société d’édition. Nous traitons tous les jours les mensonges qui prétendent par exemple que « l’humanité ne reconnaît pas ou n’apprécie pas à sa juste valeur le message de guérison de la Science Chrétienne », ou que « les forces économiques et les problèmes internationaux entravent nos progrès ». Plus subtilement, nous contestons la notion que l’outil de publication même de L’Église Mère, c’est-à-dire la Société d’édition, puisse être utilisé comme un handicap financier au détriment de L’Église Mère. Des plans de développement sains et des idées de marketing inspirées ne sont pas suffisants en soi.

Adams : Excellent point, Judy. Il nous faut manier davantage le magnétisme animal et sa résistance à la diffusion de la Science Chrétienne.

Wolff : Oui, le magnétisme animal, ou négation du Christ malveillante et intentionnelle, est à la racine des problèmes. Seul le traitement par la Science Chrétienne peut le maîtriser. Heureusement, nous savons qu’il existe une solution à tout problème auquel la Société d’édition fait face. Nous sommes les témoins de Dieu, et nous sommes témoins de guérisons tous les jours.

Quelle latitude Mary Baker Eddy laisse-t-elle aux administrateurs de la Société d’édition dans la conduite des affaires ?

Jones : Une grande latitude. Elle se réservait le droit de superviser, conseiller ou diriger les administrateurs, ou de procéder aux changements qu’elle considérait comme importants. Cependant l’Acte de fiducie dans son ensemble a pour but de transférer les biens, la gestion et le pouvoir décisionnaire au Conseil d’administration. Mary Baker Eddy voulait que les administrateurs de la Société d’édition soient responsables des activités de publication, et qu’ils s’abstiennent de la consulter pour des questions de détail. L’Acte ne stipule en aucune façon que les administrateurs conservent l’entreprise telle que Mary Baker Eddy l’a créée. Au contraire, il prévoit des administrateurs actifs qui font ce qui est nécessaire pour propager la religion de la Science Chrétienne, avec l’accord du Conseil de directeurs de la Science Chrétienne, bien entendu. D’autre part, Mary Baker Eddy précise dans le Manuel que la publication éventuelle d’autres périodiques par la Société d’édition de la Science Chrétienne doit également être conforme aux dispositions de l’Acte. Il n’est donc pas question de statu quo.

Adams : Le changement est au cœur de cette activité ! On a un jour posé cette question à Mary Baker Eddy : « Croyez-vous que le cœur puisse changer ? » Et elle a répondu : « Nous croyons absolument, et nous comprenons – ce qui est plus – qu’il doit se produire un changement qui fasse abandonner les affections, les désirs et les buts humains en faveur de la norme divine : “Soyez donc parfaits”… Ce changement de cœur délivrerait l’homme de la maladie de cœur, et ferait progresser cent fois plus le christianisme. Il est nécessaire de changer les affections humaines en abandonnant le moi pour la bienveillance et l’amour envers Dieu et l’homme ; de les changer pour n’avoir qu’un seul Dieu, L’aimer par-dessus tout, et venir en aide à notre semblable. Ce changement de cœur est essentiel au christianisme et son effet se fera sentir physiquement aussi bien que spirituellement par la guérison de la maladie. » (Écrits divers 1883-1896, p. 50-51)

Wolff : Il est évident que Mary Baker Eddy s’attendait au changement et qu’elle l’a préparé car, dans l’Acte, elle stipule à l’intention des administrateurs de la Société d’édition qu’ « ils pourront, s’ils le jugent bon, changer le nom ou le style [du Livret trimestriel] selon les besoins du moment » et qu’ils pourront publier de la littérature « en faisant preuve du meilleur jugement possible dans la façon de préparer et de publier ladite littérature ». Ce qui nous laisse libres de changer nos produits, leur aspect, leur format, leur fréquence, et même le support qui permet de les distribuer : audio, vidéo et numérique, supports inconnus du temps de Mary Baker Eddy, mais nécessaires pour répondre aux exigences d’aujourd’hui. Mais nos périodiques ne perdent pas plus leur profondeur, leurs objectifs et leur inspiration qu’une personne ne perdrait ses valeurs, son intégrité ou son amour pour Dieu en renouvelant sa garde-robe. Peu d’entre nous s’habillent encore comme il y a trente ans ! Nous avons le privilège et le plaisir de voir nos produits convenablement « habillés » aujourd’hui.

Adams : Exactement. Et notre Église est fondée sur « le roc ». Selon le Glossaire de Science et Santé, le roc représente le « fondement spirituel » (p. 593). Ce fondement est immuable, et il n’est pas ébranlé du fait que nos périodiques marchent de pair avec le temps.

Jones : Ainsi, les changements concernant les formats et les versions de la Bible (changements autorisés par Mary Baker Eddy dans l’Acte de fiducie) ne peuvent ébranler l’Église ni ses membres, dont le fondement spirituel est le Christ, la Vérité. Mais cette « éternelle Vérité transforme l’univers », comme l’explique notre Leader. Et elle ajoute : « À mesure que les mortels se débarrassent de leurs langes mentaux, la pensée s’épanouit en expression. » (Science et Santé, p. 255) Cette expression, qui est celle de Dieu et qui est collectivement démontrée par l’Église, apporte espoir et guérison à l’humanité.

Adams : Mary Baker Eddy a habilité les directeurs de L’Eglise Mère et les administrateurs de la Société d’édition à diriger respectivement l’Église et la Société d’édition, tandis que l’Entendement divin révèle le chemin. Néanmoins, en tant qu’administrateurs, nous sommes bien conscients de l’importance de l’humilité dans l’accomplissant de cette mission. Dans la mesure où nous nous efforçons tous de maintenir cette approche mentale, « le chemin droit [nous] gagne le droit de passage » (La Première Église du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 232).

Comment envisagez-vous l’avenir de la Société d’édition ?

Wolff : Je vois une Société d’édition qui est encore plus active dans ses réponses aux besoins de l’humanité, qui atteint encore plus de chercheurs spirituels, avec une efficacité encore plus grande, et qui fait des bénéfices. Et cette vision commence à prendre forme !

Adams : Pour moi, la CSPS proposera un ensemble de publications et de produits qui démontreront leur utilité pour la société, apportant la guérison et l’inspiration aux personnes et aux familles, et apportant la stabilité financière et un soutien à l’Église Mère.

Jones : Je suppose que nous prévoyons tous que la Société d’édition propagera la religion de la Science Chrétienne jusqu’à atteindre des foyers et des régions étendues qui ne connaissent pas encore l’efficacité de cette Science de la guérison aujourd’hui. La Science divine est le Consolateur promis par Jésus, pour tous les peuples et dans tous les siècles. Nous avons encore bien du travail à faire pour que cette vision se réalise. Animée d’une grande compassion pour le genre humain, Mary Baker Eddy a répondu aux besoins du monde. Nous devons faire de même. Dans notre vision de la Société d’édition, nous voyons aussi une entreprise qui soutient financièrement les activités du ministère de L’Église Mère. Tout ce que nous publions devrait nourrir l’espoir, accroître la spiritualité et favoriser la guérison des lecteurs de nos livres, de nos publications et de nos sites web, et puis renforcer en chacun le désir de pratiquer la guérison par la Science Chrétienne. Est-ce une vision trop ambitieuse ? Non, car c’est à cette seule condition que pourra s’accomplir pleinement la promesse de la révélation.

« Je pense à l’avenir. »

L’Acte de fiducie de 1898 organisant la Société d’édition de la Science Chrétienne est plus qu’un document d’intérêt historique. Il fait partie intégrante de la mission inspirée que Mary Baker Eddy a confié à son Église. Pourquoi a-t-elle choisi cette forme juridique pour encadrer l’activité d’édition ? James A. Neal, l’un des premiers administrateurs de la Société d’édition a rapporté une conversation qu’il avait eue avec elle à ce sujet : « Elle [Mary Baker Eddy]… déclara : “Je suis désolée d’avoir dû créer une fiducie pour encadrer l’activité d’édition au lieu d’en confier la charge directement à mon Église, mais mon conseiller juridique m’a expliqué que c’est là la seule chose à faire du fait d’une loi propre au Massachusetts, qui limite les biens que peut posséder une église…” Puis elle a ajouté : “N’allez pas croire que mes propos traduisent un manque de confiance dans mes administrateurs, en vous et en mon cher ami, William McKenzie. Cela n’a rien à voir. Je pense à l’avenir… Nous devons avoir foi dans le fait que Dieu règlera cela à Sa façon au bon moment.” » (James A. Neal, citant une conversation avec Mary Baker Eddy. Voir Proceedings in Equity, 1919-1921 [Boston : The Christian Science Publishing Society, 1921], p.666). Ainsi, même si l’Acte de fiducie est né de l’obligation de se soumettre à la loi, ses clauses continuent de fournir des directives inspirées aux administrateurs de la Société d’édition, et de soutenir le bon déroulement de la mission de la Société d’édition.

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